19.06.2007
Des photos ! Des photos !
00:38 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2007
On en a parlé dans la presse
18:00 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Double rencontre P. Mathy/C. Haller
Deux poètes pour une rencontre avec les élèves, perspectives croisées... Nos deux poètes estiment avoir beaucoup de chance d’être lus et parlent de la rencontre comme un “vrai bonheur”. On ne vit pas de la poésie, et c’est sans doute mieux ainsi. P. Mathy est professeur de français et C. Haller l’a été... mais tous les poètes ne sont pas des professeurs de français. M. Mathy affirme écrire "n’importe où" quand C. Haller dit écrire dans son bureau, dans le calme, avec un fond de musique classique. C. Haller aime aussi travailler dans le train, entre deux gares, dans cet ailleurs, un peu en dehors de tout ; c'est un "homme voyageur". L’inspiration ou le déclencheur du poème peut être n’importe quoi, peut se trouver un peu partout. En fait, il s’agit d’un ressenti face au monde, “à partir de ce que l’on vit”. Après un “premier jet”, P. Mathy “laisse refroidir”. La référence au travail et au “métier de Boileau” est réaffirmée. Le poète est un artiste et un artisan, c’est un “amoureux de la langue”. La poésie n’est pas un gagne pain mais on se nourit de poésie.
P. Mathy et C. Haller ont lu leurs poèmes, l’un après l’autre, en se répondant., comme au ping pong. C. Haller a lu, entre autres, son poème-jeu de mots qui finit pas “remonter les coeurs pour un peu de bonheur”. Et cette rencontre a fini par une récitation polyphonique de “L’Invitation au voyage” de Baudelaire de du “Rêve familier” de Verlaine...
17:55 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, Mathy, Haller
Quelques mots/rencontre avec P. Mathy
M. Mathy ne dissocie pas la lecture de l’écriture. “On se nourrit de la poésie des autres”. La poésie n’est pas un métier mais une passion, sauf à considérer le terme “métier” comme travail et comme effort. Pour P. Mathy, écrire en poésie ce n’est pas réfléchir, ce n’est pas imaginer, c’est réagir. L’important n’est pas le nombre de lignes mais de toucher. Il se méfie des jeux de mots, de la gratuité et de l’effet. Il apprécie beaucoup le poète P. Jaccottet et son premier recueil Promese d’île, celui qu’il aime le moins, a été influencé par René Char ; mais il aime peu Saint-John Perse. Philippe Mathy adore la peinture mais ne la pratique pas ; il a créé, un temps, une galerie d’art, “Le front aux vitres”. L’atelier des saisons est issu à l’origine d’un recueil intitulé Le baiser de l’hirondelle, envoyé chez Cheyne éditeur. Les éditeurs ont alors sélectionné parmi la centaine de poèmes ceux qui allaient constituer la première édition du recueil, puis ont demandé quelques années plus tard à M. Mathy d’en envoyer une vingtaine. Pour la seconde édition, de nouveaux poèmes ont été publiés et quatre ont disparus. Ce recueil L’atelier des saisons a eu un gros succès.
17:15 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathy, poésie
Quelques mots de la lauréate, Carine Bledniak
D'abord l'échange que j'ai le plus apprécié est celui avec les 3e car ils avaient préparé des questions intelligentes et surtout étaient si attentifs à mes réponses que les questions suivantes en tenaient compte... Par exemple j'ai essayé de leur expliquer assez précisément pourquoi j'avais choisi le titre IMBROGLIO puisque cela les intriguait... à cause du fait que j'avais mélangé des poèmes de différents thèmes, de différents tons à l'image d'une vie "imbroglio" où l'on n'est jamais parfaitement heureux mais jamais tout à fait dépourvus d'espoir... Et aussi parce qu' "imbroglio" est pour moi une définition de la poésie : l'art de se livrer avec réserve, avec une certaine dose d'obscurité... le poème devant se prêter à mes yeux à de multiples interprétations... le poète étant le "SPHINX" (p.25 du livre) qui propose des énigmes...
Les 5e étaient plus timorés mais attentifs et intéressés. Je leur ai par exemple soumis le cas de Proust qui reclus rue Hamelin pour raisons de santé a trouvé dans l'écriture ce qui l'a "sauvé". "La vraie vie c'est la littérature" disait-il, revivant de sa chambre tout son passé et ayant la sensation qu'il vivait plus pleinement encore qu'auparavant. J'ai voulu montrer aux élèves que les mots n'étaient pas des "objets" mais de petits êtres vivants qui ne demandent qu'à être aimés et qui en retour peuvent nous aider à vivre, qu'il faut tendre l'oreille aux conversations du quotidien et entendre les mots en poète aussi pour pouvoir voir le monde différemment, l'embellir, le magnifier... le transformer...
Quant aux 6e ils semblaient plus désireux de poser des questions que d'écouter les réponses à cause de leur jeune âge sans doute : mes réponses furent donc plus succintes et je leur ai surtout lu d'autres poèmes d'autres recueils. Celui qui a capté vraiment leur attention et les a touchés est celui que j'ai écrit pour mes élèves de l'année passée ("Les enfants que je rencontre..." dans L'HERE DE RIEN). Des élèves m'ont fait le plaisir de réciter certains de mes poèmes ("Mes yeux", "L'Art Gens"...) ce qui est toujours très plaisant pour un écrivain.
La remise du Prix fut aussi un moment fort et émouvant qui m'encourage beaucoup. La demande de nombreux autographes m'a attendrie... car beaucoup d'élèves m'ont confié leurs sentiments quant à mes poèmes ce qui m'a apporté une grande satisfaction...
16:25 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bledniak, poésie, prix
Quelques chiffres
Cette seconde édition a vu Carine Bledniak remporter le prix.
338 élèves de 5 collèges ont voté :
collège A. Jacques à Ailly le clocher (80)
collège A. de Saint Exupéry à Amiens (80)
collège Quéral à Pontchâteau (44)
collège J. Cartier à Chauny (02)
collège V. Hugo à Ham (80)
Résultats :
Carine Bledniak : 101
Philippe Mathy : 87
Claude Haller : 84
Dominque Cagnard : 66
Lors de la journée de la remise du prix, le 5 juin, les élèves du collège de Ham, ainsi que la délégation du collège de Chauny, ont rencontré trois des quatre poètes (C. Bledniak, C. Haller, P. Mathy) puis ont participé à la remise du prix.
15:51 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2007
Deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième
Benjamin Boilet
collège de Fresnoy le Grand
"Les souris"
Sur le chemin d’une ferme,
Deux souris se baladent
Tous les jours la même promenade
Soudain deux chats !!
Les souris malines se cachent.
Le lendemain les chats se transforment en chiens
Les souris s’amusent avec les chiens
Les chiens veulent manger les souris
Les souris se tranforment en chats
Tout ce petit monde joue ensemble.
Les animaux jouent à inverser les rôles
Chaque jour, les dés sont jetés
C’est ainsi dans le petit monde des métamorphoses
Par avance, on ne sait jamais
Quelle forme aura une chose.
Claire Michta
collège J. Cartier, Chauny
"L’autre"
Si un jour je me déguisais
Ce serait pour un jour de fête spécial
Que serais-je ?
-- Sorcière !
La tête à l’envers
Avec un balai tordu
Et un menton poilu.
-- Princesse !
Avec des mains enchanteresses
Une grande tresse
Et beaucoup de tendresse.
Peu importe au fond !
Ce que je veux c’est devenir une autre personne,
Me cacher derrière un nom,
Ne pas devenir monotone.
Alexandre Dutertre
collège Villon, Walincourt
"Vers pommes"
Il était une fois une pomme dans un verger
habitée par un ver
tranquillement il buvait un verre
de jus de pomme
pui il s’éloigna vers la prairie
En chantant des vers
il alla chez sa couturière
Qui lui cousut un costume vert
tout à coup en l’essayant
il se transforma en papillon
tout vert...
ses ailes déployées
il retourna vers l’arbre, au sommet
De là, la prairie il contempla
puis rencontra
un caméléon qui lui dit :
“Regarde !” et il sortit
toutes sortes de vert :
clais et foncés. Puis le caméléon
avala le papillon
Il était vert de rage
Et repensa à son arbre
Et c’est ainsi qu’en quelques vers
racontent les vers de terre
L’histoire du papillon
Et du caméléon
Lemarinier Florian
collège J. Cartier, Chauny
"Devenir un homme bien"
Pour grandir
Il faut une grosse louche de temps
Et une pincée de vent
Une bonne dose de rosée
Des cuillères bien dorées
Un bol rempli d’honnêté
Une tasse pleine de santé
Et surtout savoir tourner, mélanger, touiller !
Pour devenir un homme bien
Il faut un rouleau à pâtisseria
Et des moules à fééries
un grand tablier
Un pot de vérité
Un verre enchanté
Des fourchettes magiques
Et surtout savoir rester chic !
Kongo Flore
collège Villon, Walincourt
"L’animal"
Frappe des mains du soir au matin
Tu verras bien le lendemain
Tu auras des oreilles de lapin
Tu seras aussi maigre qu’un mannequin
Frappe des pieds toute une soirée
Tu auras les cheveux emmêlés
Tu auras un nez de chimpanzé
Tu auras des pattes de perroquet
Cogne tes poings dans un coin
Tu auras une tête de pingouin
Tu auras une queue de babouin
Tu auras des piquants d’oursin
A la fin il n’y eut qu’un animal
Celui-ci avait une tête de pingouin
Un corps de mannequin
Des oreilles de lapin
Et une queue de babouin.
17:03 Publié dans CONCOURS LES CARILLONNEURS 2007 (sixième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie
Résultats
Première édition du concours "les Carillonneurs", concours local autour de Saint Quentin (02). 153 poèmes pour 4 collèges, F. Villon à Walincourt, V. Hugo à Ham, J. Cartier à Chauny et le collège de Fresnoy le Grand... Concours très disputé car les vingt premiers poèmes sont de qualité...
Le lauréat est Marc-Antoine Faucillon (collège J. Cartier de Chauny)
La grande guerre !!!
Voici, voici la guerre !
Avec ses baïonnettes
Avec ses marionnettes
Avec ses cachots
Avec ses corbeaux
Avec ses carcasses
La guerre qui casse !
Avec ses tranchées
La guerre qui rend enragé !
La guerre rubiconde
La guerre qui gronde
La guerre-phobie
Couleur cramoisie
La guerre qui métamorphose
Fait de notre pays une étrange chose
16:55 Publié dans CONCOURS LES CARILLONNEURS 2007 (sixième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie
Mentions spéciales
Amel Boukherbache
Tourcoing
"Le voyage"
Heureux qui comme moi a fait un beau voyage,
Et qui respire tranquillement l’air de la mer,
Dans sa bouche remplie de crustacés amers.
Moi, je m’endors le vent soufflant sur mon visage.
Puis fière d’être solitaire sur cette terre,
Je m’en vais sans plus personne dans les parages,
Et dans les eaux limpides cueillir un coquillage,
La terre n’est plus qu’à elle seule un désert.
Comme sur une oasis au milieu du désert,
Un aigle s’endort sur cette île, c’est hier.
Et cette île est perdue, figée comme une image.
Comme un ruisseau qui coule le long du désert,
Cet aigle est là tout seul et il se désaltère,
Moi je fais mes bagages pour tourner une page.
Marine Altomonte
Tourcoing
Je feuilletais les pages et je vis une image,
C’était un rivage désert près de la mer.
Cela m’a soudain fait penser à un voyage
Tels ceux que j’ai vécus hier en solitaire.
Près de la plage, avec un sentiment de rage,
Comme un coktail amer et les pieds bien sur terre,
J’ai su tourner la page
Car ce n’était qu’un triste rêve sur la mer.
J’étais sur ce sable chaud durant mon voyage,
J’ai vu des oiseaux exotiques si fantastiques !
Près des côtes paradisiaques, ces coquillages
Cachés par les algues onduleuses, vert émeraude,
Avec ce sable authentique, c’était magnifique,
Comme un rêve éveillé en plein Pacifique.
Nassim Boudaoud
Tourcoing
"La solitude"
Hier, je pris mes bagages pour le voyage.
Je suis comme Robinson avec ma belle étoile,
Mon esprit laisse ce rêve couler dans mon coeur,
Je m’envole si loin que je change d’univers.
La joie de vivre m’abandonne un peu ce soir.
Triste de ma solitude pesante, je n’ai plus peur,
La vie est loin de moi, cela reste imprécis,
J’erre sur ma jolie terre en grand solitaire.
Les peurs s’amplifient d’errance pendant la nuit.
Mon âme est dévouée à la nature sacrée.
Dans un nuage de tristesse, je lui chuchote,
J’ai besoin de me confier à la nature.
Le chant des hirondelles me semble triste et funèbre,
Je vagabonde sous ces belles syllabes, ma muse me suit.
16:40 Publié dans CONCOURS NATIONAL 2007 (cinquième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie
Poèmes du deuxième, du troisième, du quatrième
Yoshida Mitsuko
Ris Orangis
"Le mystère de mon voyage"
Je me souviens de ce mystérieux voyage
Les rayons du soleil doucement nous surveillent
Nous voyagions pour découvrir les paysages
La nuit la lumière les étoiles nous émerveillent
Souriant comme un ange doucement me caresse
Le parfum d’une rose fleurissant au printemps
Au dessus des fleurs des papillons apparaissent
S’envolant dans le ciel d’un paysage amusant
Je rêvais voyager dans ce lieu enchanté
Voyage qu’un beau jour a terminé
Calmement le doux vent joue cette mélodie
Toujours dans les nuages toujours dans l’infini
Mais ce soir l’ombre de la nuit nous envahit
Et je m’éveille en mélancolie
Esther Nguyen-Dac
Ris Orangis
"Voyage à travers les SaiSonS..."
Au printemps, l’hirondelle m’apporte ses nouvelles,
Puis je vois dans le ciel un bel arc-en-ciel.
En été, les bateaux naviguent sur les flots,
Puis je vois des roseaux, sur le bord d’un ruisseau.
En automne, je souris à la vue de la pluie,
Puis je vois un abri, sous lequel je m’enfuis.
En hiver, l’air glacé me donne des idées,
Puis je vois sur mon nez un doux flocon gelé.
A tous mes voyages, j’étais sur un nuage,
A toutes les saisons, j’avais l’inspiration.
J’écrivais des poèmes pour le garçon que j’aime.
A tous mes mirages, je voyais son visage.
En chaque papillon, j’avais une vision,
Et là où ils m’emmènent, j’oublie toutes mes peines.
Amélie Poudré
Tourcoing
"Mon plus beau voyage !"
Mon plus beau voyage serait de partir aux Antilles,
Où tous les mondes se parlent sans se connaître,
Mon moyen de transport serait un grand avion,
Oh là là quel beau voyage !!
Là-bas, il y a le soleil de la Martinique,
Le vent qui apparaît sur les jolis palmiers ;
Le ciel est bleu turquoise et envoûte la mer
Et le soleil qui brûle et qui brille de mille feux.
Je pourrais assister aux couchers du soleil,
Dans le bruit de la plage qui gronde tous les soirs
Sous des regards étranges et insistants.
Mais quel dommage de quitter un endroit aussi magnifique
Que la fameuse Martinique.
Oh là là quel beau voyage !!
16:38 Publié dans CONCOURS NATIONAL 2007 (cinquième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie






