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09.09.2007
LES POETES DE LA SELECTION 2008
Le premier poème de chaque recueil sélectionné. Je n'ai pu respecté la mise en page mais dans le dossier du prix se trouvent ces poèmes :
BRUNO BERCHOUD
Leurs mains
Cheyne éditeur, collection « Poèmes pour grandir »
Un siècle au moins que les mouflets se font avoir : on leur vendait du ciel en boîte, des oiseaux – on bouge plus – qui s’apprêtent à sortir, et puis, ça les fait rire encore le mot frite à dire en chœur afin d’éclore les visages, un homme va les prendre ; qu’importe, père et mère verseront la rançon, ayant appris que le bonheur n’a pas de prix, ils voudront enfermer ce qu’ils croient être le soleil dans les yeux du petit, rangeront les saisons, les années, en ordre les sourires de papier, et toujours assez tôt viendra la nostalgie qui fait ouvrir les livres.
GUY GOFFETTE
Le pêcheur d’eau
Nrf Poésie/Gallimard
Voilà
pour André Schmitz
Tout offert, tout perdu, comme le prénom
du matin dans l’herbe déjà verte – ô pâle,
si pâle visage de l’aimée à peine entrevu,
et c’est encore (encore déjà)
ton vieux chien sale et fidèle et traînant
son gros derrière qui le rapporte : voilà,
dit-il, voilà tout ce que j’ai, mon seul
trésor, accepte-le, accepte
que ce jour soit un jour simplement,
un jour donné, un jour de passage encore
et qui traîne un peu les pieds dans ta vie
où rien ne bouge dangereusement,
comme une voile dans l’embargo du vent.
MAGALI THUILLIER
Des rêves au fond des fleurs
L’idée bleue, collection « le farfadet bleu »
Jours bénis font vibrer rires avec hiver ici maintenant gris en suspens rires partagés pour rien pour qui s’y prend pour rien rire qui surprend maintenant
YOURI
Poèmes de jours Poèmes de nuit
La Maison de Poésie
Les portes
Tu es entrée par la porte A
je suis entré par la porte B
et le courant d’air a couché
notre petite lumière
J’étais différent disais-tu
d’une voix si changée
nous n’avions peut-être jamais été
si près l’un de l’autre
et nous ne nous reconnaissions plus.
Avions-nous peur de nous aimer
ou de ne plus nous aimer
je t’ai laissé mon journal
et tu n’as pas eu un regard
quand si triste de ta tristesse
je suis parti vers le soleil
10:50 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goffette, Berchoud, Thuillier, Youri, poésie, prix









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