13.10.2008
Présentation des sélectionnés !
ROLANDE CAUSSE
Une pluie de poésie

Quatrième de couverture :
Poche, pochoir.
Sac à poèmes.
Le pochoir poche à l’infini les mots
Et, dans la poche ronde, longue,
Pincée, plissée, surpiquée, se cache une poésie.
Avez-vous un poème dans chaque poche ?
Mille poches dans un poème ?
Des poèmes plein les poches ?
Un poème (« Vieille ville ») :
Jetée de toits
Ardoises luisantes
Filet de fumée
Senteur de feu de bois
Les corbeaux,
Toujours par deux,
Se posent,
Se reposent,
Sur les cheminées
En couples amoureux.
FRANCOIS FAMPOU
La langue au chat

Quatrième de couverture :
De toutes les manifestations du folklore enfantin, je tiens la devinette pour le genre le plus essentiel. D'abord parce qu'il trahit dans l'enfant l'adulte qu'il sera. Ensuite pour la raison qu'après tout, ces «enfantillages» restent pour une bonne part une production des grands à destination des petits à qui, quelque soit la culture, ils cherchent malignement à transmettre les valeurs qu'ils ont les plus chères au coeur.
Rythmique, poétique, ludique et même polémique comme le sont les chansonnettes, les formulettes, les comptines ou autres virelangues, la devinette contient aussi en germe les genres narratifs. Elle ne déploie pas des segments complexes comme dans le conte, le roman, la légende ou le mythe. Mais elle est l'événement même, l'événement pur. C'est ce que les textes de Fampou nous mettent en relief avec bonheur.
(Charles Bado)
Deux poèmes :
Dans un bois
Calme,
Ensoleillé,
J’entends
Des cadavres
Sous mes pas.
Dans l’étable fermée
Mon cheval attaché
A fait sortir sa queue
A travers la toiture.
BERNARD FRIOT
A mots croisés

Quatrième de couverture :
Il ne faut pas lire entre les lignes
car il se glisse entre les lignes
des vérités à ignorer
car il se glisse entre les lignes
de grands mensonges
à rallonge
Un poème :
Tu es tu pour moi
pour toi je suis tu aussi
alors tu, c’est toi et moi.
Pourtant
moi, c’est moi
et toi, c’est toi.
Ce tu entre toi et moi
je n’en veux pas.
Et puis
c’est ce qu’on m’a appris
toi et moi
ce n’est pas toi
ni moi ni lui
toi et moi
c’est nous
nous deux.
DAVID DUMORTIER
Cligne-musette
(Poèmes diminutifs et gymnastiques)

Quelques poèmes :
Couette
Cou d’enfant qui dépasse
des cheveux en dormant.
Causette
Petite fille qui parle seule
en allant chercher de l’eau
au fond de la nuit.
Fée
On lui dit : fais ! Et elle le fait.
C’est aussi simple que ça avec elle.
23:26 Publié dans Prix LES VEILLEURS DE MOTS 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dumortier, champou, causse, friot, poésie, prix, lecture





Ecrire un commentaire