18.06.2007
Double rencontre P. Mathy/C. Haller
Deux poètes pour une rencontre avec les élèves, perspectives croisées... Nos deux poètes estiment avoir beaucoup de chance d’être lus et parlent de la rencontre comme un “vrai bonheur”. On ne vit pas de la poésie, et c’est sans doute mieux ainsi. P. Mathy est professeur de français et C. Haller l’a été... mais tous les poètes ne sont pas des professeurs de français. M. Mathy affirme écrire "n’importe où" quand C. Haller dit écrire dans son bureau, dans le calme, avec un fond de musique classique. C. Haller aime aussi travailler dans le train, entre deux gares, dans cet ailleurs, un peu en dehors de tout ; c'est un "homme voyageur". L’inspiration ou le déclencheur du poème peut être n’importe quoi, peut se trouver un peu partout. En fait, il s’agit d’un ressenti face au monde, “à partir de ce que l’on vit”. Après un “premier jet”, P. Mathy “laisse refroidir”. La référence au travail et au “métier de Boileau” est réaffirmée. Le poète est un artiste et un artisan, c’est un “amoureux de la langue”. La poésie n’est pas un gagne pain mais on se nourit de poésie.
P. Mathy et C. Haller ont lu leurs poèmes, l’un après l’autre, en se répondant., comme au ping pong. C. Haller a lu, entre autres, son poème-jeu de mots qui finit pas “remonter les coeurs pour un peu de bonheur”. Et cette rencontre a fini par une récitation polyphonique de “L’Invitation au voyage” de Baudelaire de du “Rêve familier” de Verlaine...
17:55 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, Mathy, Haller
Quelques mots/rencontre avec P. Mathy
M. Mathy ne dissocie pas la lecture de l’écriture. “On se nourrit de la poésie des autres”. La poésie n’est pas un métier mais une passion, sauf à considérer le terme “métier” comme travail et comme effort. Pour P. Mathy, écrire en poésie ce n’est pas réfléchir, ce n’est pas imaginer, c’est réagir. L’important n’est pas le nombre de lignes mais de toucher. Il se méfie des jeux de mots, de la gratuité et de l’effet. Il apprécie beaucoup le poète P. Jaccottet et son premier recueil Promese d’île, celui qu’il aime le moins, a été influencé par René Char ; mais il aime peu Saint-John Perse. Philippe Mathy adore la peinture mais ne la pratique pas ; il a créé, un temps, une galerie d’art, “Le front aux vitres”. L’atelier des saisons est issu à l’origine d’un recueil intitulé Le baiser de l’hirondelle, envoyé chez Cheyne éditeur. Les éditeurs ont alors sélectionné parmi la centaine de poèmes ceux qui allaient constituer la première édition du recueil, puis ont demandé quelques années plus tard à M. Mathy d’en envoyer une vingtaine. Pour la seconde édition, de nouveaux poèmes ont été publiés et quatre ont disparus. Ce recueil L’atelier des saisons a eu un gros succès.
17:15 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathy, poésie




