31.05.2008
Le choix du président : Constance Thiebault et Gabriel Alzial
La sélection des trente premiers poètes n'a pas été chose facile. L'implication personnelle, l'originalité, l'humour, la surprise, le message du poème nous ont permis de trancher parmi cette somme de poèmes.
Le président du jury, Gwenaël Jeannin, souhaite ajouter aux trois poèmes publiés sur le blog deux autres productions, celle de Gabriel Alzial (14) et celle de Constance Thiebault (16).
Gabriel Alzial => La naissance
La naissance est longue
Mais elle s'écrit en quelques secondes :
Naquit la vie
Celle-ci observe ce monde sphérique
Des bruits joyeux résonnent dans une petite salle
Puis soudain
Des gants enduits de talc d'elle se saisissent
Elle lève ses yeux, réveille son flair
Une tête pâlotte surmontée d'une charlotte
La dépose dans un lit
D'un mouvement de tête
Elle heurte un barreau cylindrique
Viennent les pleurs
Etouffés par une tétine qui s'engouffre
Dans un antre dépourvu de dents
Une douce caresse se dépose sur sa tête
Un visage radieux la dévore des yeux
Constance Thiebault => Solution
Un devin voit l'avenir
Cela nous fait pleurer ou rire
Un aveugle peut entendre un bruit si petit
Qu'il peut nous sauver la vie
Un sourd ne peut pas entendre
Ce qui ne l'empêche pas d'apprendre
Un manchot ne peut pas me toucher
Mais je peux l'aimer et l'embrasser
Quelqu'un qui ne peut pas sentir
Aime ressentir
Des émotions
Ou un simple pardon
Alors prenons goût à la vie
Malgré nos soucis.
15:40 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, 2008, écriture
Belhadj Cassandra (3) : MA VIE
Ma vie
Je suis sourde des oreilles mais dans ma tête j'entends
Du bruit, de la musique, du boucan,
Du jazz
Je suis aveugle des yeux mais dans mon coeur je vois
Des paysages, des oiseaux, le bleu du ciel,
Un beau sourire du bout des lèvres
Je ne peux respirer par mon nez mais dans mon âme je peux humer
Le parfum, la fumée, les fleurs,
Le fumet de l'originalité
Je ne sais pas sentir le goût avec ma bouche mais dans mon esprit je prends
Les gâteaux, les bonbons, le sucre,
L'alcool de la fantaisie
Je ne peux toucher avec mes mains mais dans mon rêve je frôle
L'amour, la liberté, la vérité,
La sincérité.
15:07 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, 2008, écriture
Doinel Camille (2) : DANS LE MAUVAIS SENS
Dans le mauvais sens
Tout chez Louis a l'odeur du pire
Dans tous les sens du terme :
Ton goût, ta goutte au nez
Te rend vulgaire ;
A ta vue, je suis touchée par le désespoir ;
Quant à ta bouche, dégoût et désespoir
Sont au rendez-vous
Et, vu tes goûts, l'horreur que tu inspires
Louis ! Arrête ! Tu m'embêtes
Et tes horribles lunettes
Me donnent mal à la tête.
Oh ! Dora ! Sors-moi de là !
Je ne veux plus voir ni entendre
Parler de Louis.
14:58 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, 2008, écriture
Tharsile Ludivine (1): LES LETTRES
Les lettres
Regardez ces couleurs
Elégantes et marrantes
Grenat pour le
A
Regardez le b
Daignez le toucher
Et regardez le c
Dégustez le d
Et mangez le e
Garnissez le f
Utilisez-le comme un g
Servez-vous de la ha pour
Trancher le i
Eloignez le j
Humez le k
Une note fleurie de l
Mélange son parfum si tu l'm
Encore cette odeur de n ?
Zen ! Avec de l'essence du O
Ecoutez la p
Couchez les q-rieux
Ou endormissez-les avec le r
Utilisez la danse du s
Tendresse et amour avec le t
Espace d'écoute avec le u
Zoukez avec le v
Toujours plein de calins avec le w
Ou sa main dans ma main avec le x ?
Un bisou du matin au creux du y
Caressez mon lapin z
Habitude de sa main
Enfin mes doigts sur ce bambin
Zut c'est déjà la fin !
14:32 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, 2008, écriture
Possible publication
13:59 Publié dans Anthologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, écriture, recueil
Résultats
Sept collèges de quatre académies ont présenté des candidats :
Saint-Exupéry, Bray sur Somme (80)
Jacques-Cartier, Chauny (02)
13:52 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, concours, 2008, écriture
09.09.2007
C'est parti pour la troisième édition
Le concours, cette année, est réservé aux sixièmes et aux cinquièmes. Quinze vers minimum sur le thème des "5 sens". Date butoir d'envoi : le 19 avril ! reglementsconcoursdepoesie2008.doc afficheconcoursdepoesie2008.pdf
10:31 Publié dans Concours national de poésie 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, écriture, poésie, 2008, collégiens
07.06.2007
Deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième
Benjamin Boilet collège de Fresnoy le Grand "Les souris" Sur le chemin d’une ferme, Deux souris se baladent Tous les jours la même promenade Soudain deux chats !! Les souris malines se cachent. Le lendemain les chats se transforment en chiens Les souris s’amusent avec les chiens Les chiens veulent manger les souris Les souris se tranforment en chats Tout ce petit monde joue ensemble. Les animaux jouent à inverser les rôles Chaque jour, les dés sont jetés C’est ainsi dans le petit monde des métamorphoses Par avance, on ne sait jamais Quelle forme aura une chose. Claire Michta collège J. Cartier, Chauny "L’autre" Si un jour je me déguisais Ce serait pour un jour de fête spécial Que serais-je ? -- Sorcière ! La tête à l’envers Avec un balai tordu Et un menton poilu. -- Princesse ! Avec des mains enchanteresses Une grande tresse Et beaucoup de tendresse. Peu importe au fond ! Ce que je veux c’est devenir une autre personne, Me cacher derrière un nom, Ne pas devenir monotone. Alexandre Dutertre collège Villon, Walincourt "Vers pommes" Il était une fois une pomme dans un verger habitée par un ver tranquillement il buvait un verre de jus de pomme pui il s’éloigna vers la prairie En chantant des vers il alla chez sa couturière Qui lui cousut un costume vert tout à coup en l’essayant il se transforma en papillon tout vert... ses ailes déployées il retourna vers l’arbre, au sommet De là, la prairie il contempla puis rencontra un caméléon qui lui dit : “Regarde !” et il sortit toutes sortes de vert : clais et foncés. Puis le caméléon avala le papillon Il était vert de rage Et repensa à son arbre Et c’est ainsi qu’en quelques vers racontent les vers de terre L’histoire du papillon Et du caméléon Lemarinier Florian collège J. Cartier, Chauny "Devenir un homme bien" Pour grandir Il faut une grosse louche de temps Et une pincée de vent Une bonne dose de rosée Des cuillères bien dorées Un bol rempli d’honnêté Une tasse pleine de santé Et surtout savoir tourner, mélanger, touiller ! Pour devenir un homme bien Il faut un rouleau à pâtisseria Et des moules à fééries un grand tablier Un pot de vérité Un verre enchanté Des fourchettes magiques Et surtout savoir rester chic ! Kongo Flore collège Villon, Walincourt "L’animal" Frappe des mains du soir au matin Tu verras bien le lendemain Tu auras des oreilles de lapin Tu seras aussi maigre qu’un mannequin Frappe des pieds toute une soirée Tu auras les cheveux emmêlés Tu auras un nez de chimpanzé Tu auras des pattes de perroquet Cogne tes poings dans un coin Tu auras une tête de pingouin Tu auras une queue de babouin Tu auras des piquants d’oursin A la fin il n’y eut qu’un animal Celui-ci avait une tête de pingouin Un corps de mannequin Des oreilles de lapin Et une queue de babouin.
17:03 Publié dans CONCOURS LES CARILLONNEURS 2007 (sixième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie
Résultats
Première édition du concours "les Carillonneurs", concours local autour de Saint Quentin (02). 153 poèmes pour 4 collèges, F. Villon à Walincourt, V. Hugo à Ham, J. Cartier à Chauny et le collège de Fresnoy le Grand... Concours très disputé car les vingt premiers poèmes sont de qualité...
Le lauréat est Marc-Antoine Faucillon (collège J. Cartier de Chauny)
La grande guerre !!! Voici, voici la guerre ! Avec ses baïonnettes Avec ses marionnettes Avec ses cachots Avec ses corbeaux Avec ses carcasses La guerre qui casse ! Avec ses tranchées La guerre qui rend enragé ! La guerre rubiconde La guerre qui gronde La guerre-phobie Couleur cramoisie La guerre qui métamorphose Fait de notre pays une étrange chose16:55 Publié dans CONCOURS LES CARILLONNEURS 2007 (sixième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie
Mentions spéciales
Amel Boukherbache Tourcoing "Le voyage" Heureux qui comme moi a fait un beau voyage, Et qui respire tranquillement l’air de la mer, Dans sa bouche remplie de crustacés amers. Moi, je m’endors le vent soufflant sur mon visage. Puis fière d’être solitaire sur cette terre, Je m’en vais sans plus personne dans les parages, Et dans les eaux limpides cueillir un coquillage, La terre n’est plus qu’à elle seule un désert. Comme sur une oasis au milieu du désert, Un aigle s’endort sur cette île, c’est hier. Et cette île est perdue, figée comme une image. Comme un ruisseau qui coule le long du désert, Cet aigle est là tout seul et il se désaltère, Moi je fais mes bagages pour tourner une page. Marine Altomonte Tourcoing Je feuilletais les pages et je vis une image, C’était un rivage désert près de la mer. Cela m’a soudain fait penser à un voyage Tels ceux que j’ai vécus hier en solitaire. Près de la plage, avec un sentiment de rage, Comme un coktail amer et les pieds bien sur terre, J’ai su tourner la page Car ce n’était qu’un triste rêve sur la mer. J’étais sur ce sable chaud durant mon voyage, J’ai vu des oiseaux exotiques si fantastiques ! Près des côtes paradisiaques, ces coquillages Cachés par les algues onduleuses, vert émeraude, Avec ce sable authentique, c’était magnifique, Comme un rêve éveillé en plein Pacifique. Nassim Boudaoud Tourcoing "La solitude" Hier, je pris mes bagages pour le voyage. Je suis comme Robinson avec ma belle étoile, Mon esprit laisse ce rêve couler dans mon coeur, Je m’envole si loin que je change d’univers. La joie de vivre m’abandonne un peu ce soir. Triste de ma solitude pesante, je n’ai plus peur, La vie est loin de moi, cela reste imprécis, J’erre sur ma jolie terre en grand solitaire. Les peurs s’amplifient d’errance pendant la nuit. Mon âme est dévouée à la nature sacrée. Dans un nuage de tristesse, je lui chuchote, J’ai besoin de me confier à la nature. Le chant des hirondelles me semble triste et funèbre, Je vagabonde sous ces belles syllabes, ma muse me suit.
16:40 Publié dans CONCOURS NATIONAL 2007 (cinquième) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, poésie




