03.06.2008
Lauréat du troisième prix !
22:23 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, prix, recueil, lecture, berchoud
31.05.2008
Résultats
Le lauréat 2008 sera connu en début de semaine prochaine.
Il n'y aura pas de rencontres avec les poètes cette année.
La sélection pour l'année prochaine est en cours.
15:15 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, 2008, prix, lecture, recueil
09.09.2007
LES POETES DE LA SELECTION 2008
Le premier poème de chaque recueil sélectionné. Je n'ai pu respecté la mise en page mais dans le dossier du prix se trouvent ces poèmes :
BRUNO BERCHOUD Leurs mains Cheyne éditeur, collection « Poèmes pour grandir »Un siècle au moins que les mouflets se font avoir : on leur vendait du ciel en boîte, des oiseaux – on bouge plus – qui s’apprêtent à sortir, et puis, ça les fait rire encore le mot frite à dire en chœur afin d’éclore les visages, un homme va les prendre ; qu’importe, père et mère verseront la rançon, ayant appris que le bonheur n’a pas de prix, ils voudront enfermer ce qu’ils croient être le soleil dans les yeux du petit, rangeront les saisons, les années, en ordre les sourires de papier, et toujours assez tôt viendra la nostalgie qui fait ouvrir les livres.
GUY GOFFETTE Le pêcheur d’eau Nrf Poésie/Gallimard Voilà pour André Schmitz Tout offert, tout perdu, comme le prénom du matin dans l’herbe déjà verte – ô pâle, si pâle visage de l’aimée à peine entrevu, et c’est encore (encore déjà) ton vieux chien sale et fidèle et traînant son gros derrière qui le rapporte : voilà, dit-il, voilà tout ce que j’ai, mon seul trésor, accepte-le, accepte que ce jour soit un jour simplement, un jour donné, un jour de passage encore et qui traîne un peu les pieds dans ta vie où rien ne bouge dangereusement, comme une voile dans l’embargo du vent. MAGALI THUILLIER Des rêves au fond des fleurs L’idée bleue, collection « le farfadet bleu »Jours bénis font vibrer rires avec hiver ici maintenant gris en suspens rires partagés pour rien pour qui s’y prend pour rien rire qui surprend maintenant
YOURI Poèmes de jours Poèmes de nuit La Maison de Poésie Les portes Tu es entrée par la porte A je suis entré par la porte B et le courant d’air a couché notre petite lumière J’étais différent disais-tu d’une voix si changée nous n’avions peut-être jamais été si près l’un de l’autre et nous ne nous reconnaissions plus. Avions-nous peur de nous aimer ou de ne plus nous aimer je t’ai laissé mon journal et tu n’as pas eu un regard quand si triste de ta tristesse je suis parti vers le soleil10:50 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goffette, Berchoud, Thuillier, Youri, poésie, prix
18.06.2007
Quelques mots de la lauréate, Carine Bledniak
D'abord l'échange que j'ai le plus apprécié est celui avec les 3e car ils avaient préparé des questions intelligentes et surtout étaient si attentifs à mes réponses que les questions suivantes en tenaient compte... Par exemple j'ai essayé de leur expliquer assez précisément pourquoi j'avais choisi le titre IMBROGLIO puisque cela les intriguait... à cause du fait que j'avais mélangé des poèmes de différents thèmes, de différents tons à l'image d'une vie "imbroglio" où l'on n'est jamais parfaitement heureux mais jamais tout à fait dépourvus d'espoir... Et aussi parce qu' "imbroglio" est pour moi une définition de la poésie : l'art de se livrer avec réserve, avec une certaine dose d'obscurité... le poème devant se prêter à mes yeux à de multiples interprétations... le poète étant le "SPHINX" (p.25 du livre) qui propose des énigmes...
Les 5e étaient plus timorés mais attentifs et intéressés. Je leur ai par exemple soumis le cas de Proust qui reclus rue Hamelin pour raisons de santé a trouvé dans l'écriture ce qui l'a "sauvé". "La vraie vie c'est la littérature" disait-il, revivant de sa chambre tout son passé et ayant la sensation qu'il vivait plus pleinement encore qu'auparavant. J'ai voulu montrer aux élèves que les mots n'étaient pas des "objets" mais de petits êtres vivants qui ne demandent qu'à être aimés et qui en retour peuvent nous aider à vivre, qu'il faut tendre l'oreille aux conversations du quotidien et entendre les mots en poète aussi pour pouvoir voir le monde différemment, l'embellir, le magnifier... le transformer...
Quant aux 6e ils semblaient plus désireux de poser des questions que d'écouter les réponses à cause de leur jeune âge sans doute : mes réponses furent donc plus succintes et je leur ai surtout lu d'autres poèmes d'autres recueils. Celui qui a capté vraiment leur attention et les a touchés est celui que j'ai écrit pour mes élèves de l'année passée ("Les enfants que je rencontre..." dans L'HERE DE RIEN). Des élèves m'ont fait le plaisir de réciter certains de mes poèmes ("Mes yeux", "L'Art Gens"...) ce qui est toujours très plaisant pour un écrivain.
La remise du Prix fut aussi un moment fort et émouvant qui m'encourage beaucoup. La demande de nombreux autographes m'a attendrie... car beaucoup d'élèves m'ont confié leurs sentiments quant à mes poèmes ce qui m'a apporté une grande satisfaction...
16:25 Publié dans PRIX LES VEILLEURS DE MOTS 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bledniak, poésie, prix








